Qui sommes nous?

L’Union des Femmes de la Martinique tiendra sa première assemblée générale le dimanche 11 juin 1944  à 9 h 30 à la Solidarité, rue Garnier Pagès.  « Jeunes filles et femmes de la Martinique, venez en grand nombre !  » 
C’est ainsi qu’était annoncée, dans Justice du 3 juin 1944, la réunion constitutive de l’Union des Femmes de la Martinique.
Depuis cette période, notre association a, par ses analyses, ses prises de position et ses actions, œuvré pour rendre visible la situation des femmes et leurs problèmes spécifiques, pour faire avancer leurs droits et améliorer leur vécu au quotidien. Elle fait partie intégrante de la vie sociale de la Martinique.

1944 – La Libération. Les peuples aspirent à l’émergence d’un monde nouveau. Les années de guerre ont permis aux femmes d’exercer des responsabilités nouvelles, et elles veulent, elles aussi, obtenir de nouveaux droits. Tout un champ de nouvelles conquêtes dans la lutte pour les droits des femmes s’ouvre ainsi avec l’ordonnance d’avril 1994. Celle-ci institue le droit de vote pour les femmes dans les territoires français.

En Martinique, les femmes militantes ne restent pas à l’écart de cet élan.
Jane Lero, militante communiste, entreprend avec l’appui d’Yvette Guitteaud-Mauvois de créer et d’organiser un mouvement de femmes. Cette volonté part également d’un constat de misère physique et morale des femmes martiniquaises du peuple. Beaucoup d’entre elles sont analphabètes et se retrouvent enfermées très jeunes sans un cycle de maternités successives. Aucune structure sociale ne les aide dans les soins à donner aux enfants, et le taux de mortalité est très élevé.
Et c’est dans un salon de la rue Ernest Renan que vont se rencontrer cinq femmes : Jeanne Lero, Yvette Mauvois, Rosette Eugène, Désirée Maurice Huygues-Beaufond, Eudora Montredon-Clovis et que tout va commencer.
Le premier objectif est de faire utiliser par les femmes ce droit de vote qu’elles viennent d’acquérir.
Le deuxième est de les organiser pour leur donner les moyens d’élever leurs enfants sans malnutrition ni analphabétisme.
C’est ainsi que de 1944 à 1973, le droit à la santé et à l’éducation de l’enfant, le développement de la personnalité martiniquaise, la participation aux luttes sociales seront des préoccupations permanentes et feront l’objet d’actions importantes : consultations de nourrissons, pétitions pour l’application de la prime de rentrée en Martinique, mise en place de crèches, marches contre la faim, prises de position contre l’ordonnance d’octobre 1960, pour l’OJAM, dans des grèves…

De 1974 à 1997, s’y ajouteront des revendications sur les transports (nombreuses pétitions et interventions), et les droits fondamentaux des femmes : la contraception et l’avortement (campagnes d’explication), mais aussi la dignité de la femme (livret de famille à la mère célibataire, versement pensions alimentaires, autorité parentale de la mère…).

De 1997 à 2004, la lutte contre la violence faite aux femmes, est le thème phare de nos revendications. Nos actions ont permis de briser le mur du silence qui entourait ce fléau, dans tous les lieux : dans le couple, au travail, dans l’espace public, mais aussi sous toutes ses formes.
C’est ainsi que l’UFM a créé en 2000 l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement pour femmes victimes de violences (l’Espace Jane Lero), le 1° Centre d’hébergement pour femmes victimes de violences, et la Campagne annuelle pour l’élimination des violences envers les femmes.
Une nouvelle structure a vu le jour en 2013 : un accueil de jour départemental « la Maison de Solange ».
Des permanences sont désormais également les 3e jeudi de chaque mois au SMPI de Trinité.

Depuis 2004, à la lutte pour l’élimination des violences s’ajoute la dénonciation du sexisme au quotidien, les femmes dans l’Histoire, la participation des femmes dans la vie politique de notre pays, la nécessité de l’approche de genre dans les politiques locales.
Le développement de la prévention est devenu un axe important : dans les établissements scolaires, auprès des jeunes, dans les quartiers, et de façon plus large auprès du grans public.
La solidarité internationale a été présente tout au long de ces années, que ce soit pour se mobiliser contre l’apartheid, aider les populations en détresse ou dénoncer l’impérialisme US (Afrique du Sud, Haïti, Guadeloupe, Cuba, Dominique, Sainte-Lucie …)

D’abord affiliée à l’Union des Femmes Françaises, l’association deviendra autonome au début des années 60. La Spiritaine, Femmes Martiniquaises, puis Lumina seront tour à tour les journaux de l’association. Les supports internet ont pris le relais, avec Fanm ek Nonm Pou Vansé, et l’UFM info. Plusieurs publications ont également été créées.
Ainsi, de quelques militantes déterminées à l’implantation d’un mouvement résolument féministe, l’UFM a tenu sa place dans tous les combats pour l’égalité, la parité, la dignité de cette « autre moitié du monde » que sont les femmes.
L’Union des Femmes de Martinique a pris et prend toute sa part à tous ces combats qui construisent l’humanité.

Elle deviendra notamment signataire de la Marche Mondiale des Femmes en 2000, réseau mondial d’actions de groupes oeuvrant pour éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes; soit plus de 5500 groupes participants à travers 163 pays et territoires autour d’une plateforme de revendications communes.

Le congrès du 19 janvier 2014 a défini des axes orientation pour les trois ans à venir.
« Pour une véritable égalité femmes-hommes, développons une chaine de solidarité »

  • Pour changer les mentalités, lutter contre toute forme de discrimination, et pour l’élimination des violences envers les femmes, il faut aussi dénoncer le sexisme au quotidien.
  • Pour avancer de façon encore plus résolue et significative, il est nécessaire de rassembler largement et solidairement les femmes et les hommes qui permettront d’élargir et démultiplier ces idées d’égalité, de dignité, de respect.

Les militantes, salariées, et sympathisant-es de l’UFM mettent en œuvre les axes du congrès à travers les différentes actions qui sont menées.

L’UFM est également une association intégrée dans différents réseaux:

Notre association est composée de salariées et de militantes.

Le bureau:
– Présidente : Rita Bonheur
– Vice présidente : Colette Janvion
– Trésorière : Marie-Jo Sellaye
– Secrétaire : Gisèle Derigent
– Secrétaire adjointe : Marie-Christine Vartel

Les salariées:
sous l’autorité de la responsable coordinatrice, une équipe travaille sur la mise en œuvre des axes :

  • Accueil et accompagnement des femmes victimes de violences
  • Prévention des violences sexistes et sexuelles
  • Actions de prévention large
  • Travail administratif

Le copil : Des militantes actives de l’association qui pilotent des projets militants.

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