Mai 2020-2 n°11 – 22 mai 2020

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Mai 2020-2 n°11 – 22 mai 2020

Du 22 Mai à aujourd’hui,
Les femmes toujours présentes et actrices
dans les luttes!


Le 22 mai 1848, Il y a 172 ans, femmes et hommes réduit·es en esclavage se libéraient de leurs chaines par une insurrection victorieuse

Les femmes ont participé activement à cette page de notre histoire … Pendant ces 2 longs siècles, elles ont inventé plusieurs formes de résistance. Cela pouvait aller du refus de travail au suicide, en passant par l’avortement, le marronage… Elles étaient souvent à la tête de ces sociétés clandestines appelées «sociétés d’esclaves», c’est-à-dire ces «associations serviles» qui étaient non seulement des lieux où ces Africains réduits en esclavage pouvaient pratiquer leurs cultes, mais aussi des lieux d’entraide et d’organisation de la résistance.

Elles ont été de tous les combats menés contre le système esclavagiste agitations sur tous les lieux (habitations, sortie des messes, arrivée des bateaux, diffusions des pétitions pour l’abolition…
Elles sont dans la foule qui du Prêcheur accompagne l’esclave Romain à la prison de Saint-Pierre le 22 mai.
Nombre d’entre elles sont blessées et tuées lors de la fusillade qui déclenche l’insurrection
Comme partout et toujours, l’Histoire se déroule avec elles comme Actrices.
Les femmes insurgées de Saint-Pierre et du Prêcheur démentent par leur engagement dans les affrontements, les stéréotypes féminins bourgeois de faiblesse, de manque de courage physique.
Pourtant, de nombreuses représentations de la libération des esclaves montrent soit un homme seul, soit avec une femme en arrière plan…
Notre action, notre engagement pour rendre les femmes VISIBLES dans les grandes luttes est essentiel…
Nous avons nos Héroïnes, même anonymes (le voile se lève petit à petit) elles doivent être des exemples pour nous, pour notre jeunesse.
Poursuivons côte à côte, avec l’esprit de vaillance des insurgé·es de 1848, pour une société égalitaire et plus juste pour tous et toutes !

Le calendrier FEMINISTE du mois de Mai :

C’est l’occasion de découvrir, ou de redécouvrir des femmes battantes, combattantes, qui ont elles aussi contribué à la libération des chaines des femmes et de leur société:
05 - FNAPV n° 11 - Maria StewartMaria W. Stewart, née Maria Miller
(1803 – 17 décembre 1879)
Orpheline à 5 ans, servante chez un pasteur, elle a été la première femme noire étatusienne connue à faire des conférences publiques un public mixte d’hommes et de femmes, blancs et noirs sur les droits des femmes et à faire un discours public contre l’esclavage.
Elle enjoignait les Africaines-Américaines à rejeter les images négatives de la féminité noire prévalant à son époque, en insistant sur le fait que les oppressions de race, de sexe et de classe constituaient les principales causes de la pauvreté des femmes noires.

05 - FNAPV n° 11 - Catherine Flon
Katherine Flon, Le 18 mai 1803, elle a cousu le drapeau d’Haïti
La mémoire collective raconte que « Dessalines supprima la couleur blanche du drapeau français. Katherine Flon aurait alors réuni les bandes bleue et rouge et les aurait cousues.
Mais cette originaire d’Arcahaie est bien plus que cela dans l’histoire du drapeau et d’haïti.
Fille de mulâtre, elle pris position contre l’esclavage en restant en Haïti alors que sa famille partait en France. Commerçante prospère et sérieuse, elle vendait du tissu acheté à l’étranger, tout en gérant un atelier de couture. En fevrier 1802, il y avait presqu’autant de drapeaux que de troupes guerrières luttant contre les français.
A la fin d’une rude bataille où les troupes du général Dessalines furent victorieuses sur les français, un officier français arrêté interpelle le général haïtien et l’insulte car il arborait un drapeau français tout en combattant la France. Alors, Dessallines arracha le blanc du drapeau. Il se retourna vers l’officier et dit : « voilà, ceci n’est plus un drapeau français. »
Il recherche alors une personne de confiance pour mener à bien la mission de monter une Commission qui choisirait les couleurs de la nation à naître : ce sera Katherine Flon.
Les rapports expliquant le choix de la Commission furent rédigés par elle : « Nous, avons choisi, pour notre Nation à naître et à nommer, un bicolore vertical : position qui représente un Peuple debout pour forger sa destinée. La couleur bleue sur la rampe symbolise le Peuple, et la couleur rouge, bravant le vent, évoque la victoire ainsi que le prix de cette victoire. » En mai 1803, au Congrès de l’Arcahaie, il y a un accord unanime du camp révolutionnaire sur sa proposition de drapeau.
Katherine a eu pour mission de fabriquer des drapeaux en série pour tout le pays. Elle organisa l’importation de tissu rouge d’Italie, pour un rouge uniforme à travers la Nation.
Elle a aussi établi des normes concernant les différentes dimensions de drapeau pouvant flotter sur les institutions du pays selon une hiérarchie bien déterminée.
La silhouette de Katherine Flon est l’unique représentation féminine à orner la monnaie haïtienne. Une place porte son nom au Champ de Mars, grâce aux organisations féministes.

05 - FNAPV n° 11 - Olympe de Gouges
Olympe de Gouges
7 mai 1748 – 3 novembre 1793
Marie Gouze, dite Olympe de Gouges est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français.
Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.
Elle meurt guillotinée à paris le 3 novembre 1793.

Notre billet d’humeur :
Les transports publics au service des plus démuni.es, c’est pour quand ?
Depuis le début du confinement, nous les avons croisé·es nombreux·ses à pied sur les routes, parce que les transports collectifs avaient disparu : pour aller faire des courses avec leurs gros paquets, se rendre à la pharmacie, voir leurs parents âgés, pour aller au travail (pour les activités de première nécessité) …
Aujourd’hui, les transports reprennent petit à petit, mais ne sont toujours pas entièrement opérationnels.
Alors, à quand la possibilité de se déplacer facilement, en toute sécurité, sans attendre des heures … quelquefois pour rien ? et prendra t’on en compte pour le tarif des tickets tous ceux et celles qui se sont apauvri·es depuis la crise sanitaire ?


Notre solidarité:
Action Kap Caraibe pour le 17 mai, nous étions présentes !

Le 17 mai était la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Elle est célébrée en Martinique avec Kap Caraibe depuis 2012. Dans le contexte sanitaire actuel, leur choix a été de diffuser tout au long de la semaine des interviews vidéo de leurs partenaires, ami·es, membres, sympathisant­·es.

Solidaires depuis la création de l’association, et pour la lutte contre toutes les discriminations et le droit de disposer de son corps, c’est donc naturellement que l’UFM s’y est jointe, rappelant aussi le lien entre nos combats et leurs combats.
Vous pouvez voir nos vidéos en cliquant ici  :
  • Rita Bonheur, présidente de l’UFM nous explique comment elle a connu Kap Caraibe. (cliquez ici)
  • Marie-Christine Vartel nous explique le lien entre nos combats et leurs combats. (cliquez ici)

Fini Épi Sa. Tournez La Page.
L’appel des 100 signatures pour les 7 d’Océanis:

Nous avons été sollicitées, comme beaucoup d’organisations démocrates et associations, pour soutenir la pétition ci-contre.

Cette initiative répond à un sentiment dans la population suivant lequel la Martinique à mieux à faire que de voir ou subir les provocations policières vécues le 13 janvier 2020 pour un procès de militants antichlordécone quand les responsables de la tragédie n’ont jamais été inquiétés malgré les nombreuses plaintes, que l’on soit ou pas en accord avec les méthodes utilisée.
La pétition ne porte aucun nom d’organisation, aucun sigle, même si bien sûr les artistes, syndicalistes, écologistes, féministes, anticolonialistes, antiracistes qui la portent à ce stade sont souvent bien connu·es.
Nous la soutenons et la relayons : pour lire et signer la pétition cliquez ici


Lutte contre les violences envers les femmes ?
Un partenariat pour les accompagner encore mieux

Affiche UFM ligne écoute

Le nouveau numéro public d’appel (0800 100 811) pour les femmes victimes de violences a été mis en place depuis mars dernier.
Un partenariat a été mis en place entre SOS KRIZ et l’Union des Femmes de Martinique, afin de permettre un accueil conjoint permettant :
– pour SOS KRIZ, de prévenir et faire face aux situations d’urgence et de crise pour les femmes victimes de violences en souffrance psychique
– pour l’UFM, de développer une interven-tion sociale globale  et durable d’accompagne-ment des femmes dans une co-construction de leur parcours, difficile,

avec souvent de nombreuses démarches auprès de nombreux partenaires, vers une sortie durable et positive pour elle, ses enfants et ses proches.
Nous y reviendrons plus en détail ultérieurement.
Contacts discrets

Adhérez à l’UFM ! Rejoignez-nous !
Parce qu’ensemble nous sommes plus fort.es,
L’union des Femmes de Martinique vous propose aussi de venir nous rejoindre, pour votre précieuse participation, possible quelque soit le temps dont vous disposez.

C’est grâce à la mobilisation de femmes et d’hommes tel-les que vous, que la situation des femmes au quotidien peut avancer.
Oui, les mentalités, les droits, l‘égalité avancent.
Mais, vous le savez, il reste encore beaucoup à faire !
Au travail, à la maison, dans l’espace public … Pour cela, nous avons besoin de votre participation….

Femmes et hommes ! Chacun-e à sa place dans cette mobilisation !

Cliquez ici


Union des Femmes de Martinique – 2 adresses – 2 permanences :
Vous rencontrez des difficultés dans votre vie ?
Vous êtes victime de violences dans le couple, les espaces publics ou au travail… ?
BRISEZ LE SILENCE, NE RESTEZ PAS SEULE, VOUS POUVEZ EN PARLER !
– La Maison de Solange
Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement et Accueil de jour
pour femmes victimes de violences ou en détresse
58 rue Isambert – 97200 Fort de France
Ouvert : Lundi, mercredi, vendredi de 8h30 à 16h – Mardi et jeudi de 8h30 à 12h00
Tél : 0596 71 26 26
– Permanences mensuelles :
*Le 3° jeudi au SMPI de Trinité – de 9h à 13h – Service Municipal de Prévention et d’Insertion – Cours Usine Epinette (derrière ancien Match) – Trinité – Tel : 0596 58 13 73
*Le 1° vendredi à L’espace Sud Ducos – de 9h à 13h – Villla d’Eole – Rue Zizine et des Etages – Ducos – Tél : 0596 71 26 26 – 0696 29 29 03Siège et Pôle Formation-Prévention
– L’Espace Jane Lero

17 rue Lamartine – 97200 Fort de France – Ouvert : Lundi au vendredi de 8h30 à 16h

Tél : 0596 71 26 26 – mail : contact@uniondesfemmes-mq.fr –

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