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Communiqué UFM suite au féminicide au Marin – 11/11/2020

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Fort-de-France, le 11 novembre 2020
COMMUNIQUE DE L’UNION DES FEMMES DE MARTINIQUE


Nous apprenons avec horreur que le décès de la jeune femme au Marin du 9 novembre serait un meurtre par son conjoint.
Les dangers accrus de violence en cette période de confinement se confirment malheureusement par ce féminicide, qui intervient 1 an après celui de la jeune Aurélia. Il vient alourdir la liste déjà longue des femmes tuées par leur conjoint dans notre pays.
Nous avons une pensée pour sa famille et ses proches, à qui nous exprimons toute notre émotion et tout notre soutien.
Notre révolte est grande et nous devons réagir : Une fois de plus, c’est toujours une fois de trop
Nous disons non !
à la barbarie, au machisme, à la banalisation, à la domination masculine !
Rien ne peut excuser ou expliquer l’usage de la violence envers une femme par son conjoint !
Malgré le contexte actuel, nous devons réagir ! Nous devons exprimer notre condamnation forte : nous invitons toutes celles et ceux qui se sentent concerné·es à réagir sur les réseaux sociaux et les médias !
Nous devons poursuivre les actions de dénonciation de toutes les violences, de prévention, d’accompagnement, et de solidarité de tous et toutes (institutionnels, familles, proches, voisin.e.s, collègues ..) pour sortir nos filles et femmes des violences conjugales et de l’emprise de leur bourreau !
Nous devons être des actrices et acteurs au quotidien pour une société moins violente et plus égalitaire…REFUSONS …REAGISSONS !!

Chlordécone : les femmes, les grandes oubliées

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L’UFM appelle les Martiniquais·es à soutenir les nombreuses revendications du #lyannajpoudepolyématinik, le 7 novembre 2020, 15 h Place de la Savane à Fort-de-France.

Nous dénonçons, en particulier, la méconnaissance des pathologies associées au chlordécone qui touchent femmes (voir le témoignage du Dr Charles Quist, gynécologue accoucheur en Martinique depuis 1977). Voilà pourquoi l’UFM – membre fondatrice du Lyannaj pou dépolyé Matinik créé en avril 2018 – est engagées dans cette lutte vitale pour nous…

Lors de cette manifestation, toutes les organisations participantes sensibiliseront la population sur la question de la dépollution de la Martinique du chlordécone à court, moyen et long termes.

Participons activement à faire de ce rassemblement un signal fort à l’Etat ! Rendez-vous le 7 novembre 2020 !

Communiqué du 17 Octobre 2020

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COMMUNIQUE DE L’UNION DES FEMMES DE MARTINIQUE

Ce samedi 17 octobre marque 2 évènements importants : la journée mondiale de refus de la misère et la clôture de la 5° Marche Mondiale des Femmes.

17 octobre, Journée mondiale de refus de la misère

Le constat des inégalités de notre société martiniquaise était déjà insupportable. Quelques chiffres sont édifiants :

  • en 2017, 29% des martniquais·es vivaient en dessous du seuil de pauvreté, soit 2 fois plus qu’en France (chiffres INSEE). Parmi cette population, les familles monoparentales, donc les femmes, sont majoritaires, ainsi que les jeunes ménages.
  • Alors que le niveau de vie des plus riches est équivalent à celui de la France,
  • Les 10% des plus riches gagnent 4,2 fois plus que les 10% des plus pauvres, écart plus important qu’en France de 23%.
  • Le taux de chômage « officiel » était de 15% en 2019, 2 fois plus que la France, sans compter les personnes ayant arrêté de chercher un emploi par lassitude et celles n’ayant trouvé que des emplois précaires (parmi lesquelles les femmes sont majoritaires) les plaçant presque au même niveau que les chômeurs.ses.

La crise sanitaire que nous subissons a aggravé les conditions de vie de nos populations les plus fragiles, et parmi elles, bien sur les femmes.

Les emplois commencent à souffrir : contrats non renouvelés, pas de remplacements pour les congés, pas d’embauches, licenciements …

Des témoignages nous montrent aussi que certains utilisent aussi le prétexte du contexte général pour exploiter encore davantage les travailleurs.ses, notamment les migrant.es, pour se faire davantage de profit…

Les emplois informels, qui représentent une source de revenus, sont eux aussi en régression du fait du confinement et des restrictions de circulation.

Nous savons que le confinement a entrainé une augmentation des prix (alimentation et autres besoins de première nécessité), un accès plus difficile au transport et aux services publics d’aide sociale.

Mais une situation financière difficile signifie aussi davantage de dettes, moins d’accès à des logements décents, une alimentation de moins bonne qualité, une santé dégradée, moins de recours aux soins, de participation à la vie sociale et à certains loisirs … entrainant une fragilité psychologique.

A cela s’est ajoutée pour de nombreuses femmes une augmentation notable des pressions et des violences dans leur relations de couple, et une plus grande charge mentale liée aussi à une plus grande responsabilité vis-à-vis des enfants et des ainé·es.

Les associations d’aide aux plus défavorisé·es témoignent toutes de l’explosion des demandes depuis le confinement.

Les initiatives solidaires ont été nombreuses, et l’UFM a joué un rôle important d’aide et d’accompagnement des femmes dans ces situations difficiles cumulées.

Mais cette situation n’est pas prête de s’améliorer nous le savons. Il nous faut donc, non seulement renforcer cette solidarité, mais aussi questionner les décideurs à tous les niveaux sur les solutions, qui ne peuvent être qu’une remise en question profonde du fonctionnement actuel de notre société.

La Marche mondiale des femmes de 2020 : « Nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer ! »

La pauvreté et la précarité sont l’un des thèmes phares de la 5° marche mondiale des femmes. Ce mouvement international des femmes commencé en 2000, dénonce depuis 2000 ce monde d’injustices, de patriarcat et les méfaits du capitalisme dont les femmes sont les plus importantes victimes.

Nous nous battons pour la construction d’un nouveau modèle de vie et d’un autre modèle de consommation, plus égalitaire.

Tout au long de cette année 2020, les actions de l’UFM ont porté sur les thèmes défendus par la Marche Mondiale des Femmes :

  • La dénonciation de toutes les formes de violences envers les femmes, en tous lieux
  • La participation aux revendications des travailleurs.ses pour de meilleures conditions de travail et une meilleure vie
  • Le combat pour la reconnaissance de l’empoisonnement au chlordécone et de ses conséquences pour toute la population, et leur élimination, par sa participation active aux actions du collectif Lyannaj pou dépolyié Matinik
  • Le combat pour un accès à un système de santé de qualité pour tous.toutes
  • La contribution à une meilleure estime et confiance en elles-mêmes des femmes, par la connaissance de leur participation à l’Histoire, par des ateliers …

Il s’agit de poursuivre. Malgré les restrictions, il nous faut continuer à refuser toutes ce situations insupportables pour beaucoup, à nous mobiliser par tous les moyens pour continuer à défendre le droit à une vie décente, à plus d’égalité, à la santé pour tous et toutes !

Union des Femmes de Martinique

17/10/2020

Le 28 septembre est la Journée consacrée en France au droit à l’avortement

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D’après les chiffres de 2019, (source Dress), le taux des IVG est 2 fois plus élevé dans tous les outremers. C’est vrai pour la Martinique : 28,6 pour 1000 femmes de 15 à 49 ans contre 15,6 dans l’hexagone.

Pour la première fois, les données sur les IVG ont été appariées avec des données fiscales pour l’année 2016. Elles montrent une corrélation nette entre niveau de vie et IVG ; les femmes les plus précaires y recourent sensiblement plus que les plus aisées

Chiffres qui donnent à réfléchir… pour agir ?

Cependant en France, le droit à l’avortement voté en 1974 après bien des mobilisations féministes, est encore un droit fragile : fermeture des centres CIVG, impossibilité pour les sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, double clause de conscience pour les médecins, délai de 12 semaines seulement.
Nous soutenons, avec les associations féministes, la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale pour augmenter de 2 semaines les délais et supprimer la double clause de conscience pour les médecins.


c’est aussi l’occasion pour nous de revenir sur ce droit dont les femmes, malheureusement, ne jouissent pas de façon égale à travers le monde. 

Aujourd’hui, il y a d’importantes disparités à travers le monde. Si le nombre d’Etats autorisant aux femmes d’avorter lorsque leur grossesse présente un risque vital a augmenté avec les années, de nombreux pays d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie appliquent encore des lois strictes qui considèrent l’avortement comme un crime. 

Comme le rappellent l’ONU et l’OMS, pénaliser l’avortement ne se traduit pas par un nombre amoindri de femmes y ayant recours. cela oblige celles qui avortent à se soumettre à une pratique qui souvent met leur vie en danger. Les avortements causeraient la mort d’environ 47 000 femmes chaque année. En effet, les avortements clandestins sont le plus souvent pratiqués dans des conditions sanitaires déplorables qui font courir de nombreux risques à celles qui y ont recours. En moyenne et selon des chiffres de 2011, les dangers sur la santé suite à un IVG seraient quatre fois plus importants dans les pays ayant des lois restrictives à son sujet. C’est notamment face à ces chiffres alarmants que différentes associations et ONG militent pour ce droit, le droit à la santé étant l’un des droits fondamentaux de tout être humain. 

Conférence internationale contre la chlordécone et autres pesticides

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L’UFM, membre de Lyannaj pou dépolyié Matinik vous convie à participer à cette conférence internationale, nous sommes tous.tes concerné.es !

Pour s’inscrire : https://zoom.us/webinar/register/WN_xkvZPvLlSfmc2eHaDG577g

Mesures gouvernementales récentes, l’UFM a réagit :

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Congé paternité : une mesure qui va dans le bon sens

L’UFM pense que le doublement de la durée du congé paternité en France, à partir de juillet 2021, en passant de 14 à 28 jours, va dans le bon sens.

Elle devrait participer à l’implication des pères dans l’éducation des enfants, et le partage plus équitable des tâches familiales. Il sera aussi un élément pour plus d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, puisque le congé de maternité est souvent un frein à la carrière des femmes.

Mais l’exemple d’autre pays montre que même avec cette mesure, la France reste en-deçà de ce qu’il est possible de faire pour une véritable égalité entre les femmes et les hommes.

  • Il est essentiel qu’il soit réellement accessible à tous, par une indemnisation correcte pour tous les hommes, quelque soit leur statut. Actuellement le taux de recours est bien plus élevé chez les salariés en CDI et les fonctionnaires (80 et 88 %), contre 48 % chez les pères en CDD et 13 % pour les demandeurs d’emploi.
  • Dans ces conditions, il serait permis d’avoir une durée obligatoire plus longue au lieu des 7 jours décidés.
  • Dans certains pays (notamment du nord de l’Europe), le congé parental est beaucoup plus long, et partageable entre les parents.
  • Le congé de paternité est un des aspects de la politique familiale, et une réflexion plus globale, notamment sur l’accueil de la petite enfance doit être menée.

Enfin la mise en place du bracelet anti-rapprochement pour les auteurs de violences à partir de vendredi 25 septembre.

Cette mesure était réclamée depuis des années par les associations luttant contre les violences contre les femmes, parce qu’elle avait fait ses preuves en Espagne.

Ce dispositif permet de les géolocaliser et de déclencher un système d’alerte lorsque les conjoints ou ex-conjoints violents s’approchent de leur victime, et de déclencher un système d’alerte lorsque ces derniers s’approchent au-delà d’un périmètre défini de leur victime. Si le porteur du bracelet s’approche trop, il sera immédiatement contacté par une plate-forme de téléassistance. Et, s’il ne répond pas ou ne rebrousse pas chemin, les forces de l’ordre seront alertées.

Ce dispositif de sécurité est une promesse du Grenelle contre les violences envers les femmes.
L’UFM se félicite de la mise en place du dispositif, qui doit aider à sécuriser les victimes.

Nous connaissons connaissons à la Maison de Solange, espace d’accueil et d’accompagnement pour les femmes victimes de violences de l’UFM, l’angoisse de nombreuses femmes qui nous racontent le harcèlement qu’elles endurent de la part de leur conjoint ou ex-conjoint : il peut souvent impunément les suivre partout, les précéder dans leurs lieux habituels, roder autour de leur maison ou même entrer en leur absence, les pister dans le parking de leur travail, détériorer leurs biens personnels, les agresser …

Les conséquences en sont une obligation de se cacher, une vie dans la peur permanente. Cette mesure permettra de les rassurer, par une mise à l’abri en cas d’alerte, et en étant aussi dissuasive pour les auteurs ou ex-auteurs.
Nous regrettons qu’aucun territoire des outremers n’ait été choisi pour la période de test, notamment pour juger du délai réel de réponse des forces de l’ordre en cas d’infraction. Et espérons que le dispositif sera aussi effectif chez nous avant le 31 décembre 2020.

Questionnaire : Petite enfance : quels modes de garde avez vous choisi?

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Ce questionnaire est généré par l’association Union des Femmes Martinique. Il a pour but de mieux connaitre les modes de garde utilisés pour les enfants de 0 à 3 ans.
Il s’agit pour nous d’identifier si les dispositifs existants répondent aux besoins de la population (types de services et quantités) et d’en mesurer les impacts sur le milieu professionnel des parents.
Ce questionnaire est anonyme. Il s’adresse uniquement aux parents d’enfants ayant actuellement entre 0 et 3 ans et vivant en Martinique. (Temps estimé : 3 minutes)

Lien du questionnaire (cliquez ici)