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An jès pou Ayiti

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Après avoir pris le temps de la concertation avec les organisations féministes Rasin kanpep la et GADES (Groupe d’Appui au Développement du Sud d’Haïti), l’Union des Femmes de Martinique organise une collecte de dons jusqu’au 17 octobre 2021.

Nous souhaitons apporter une aide constructive et durable à Haïti en visant l’indépendance alimentaire des familles et la reconstruction du pays.  

Ces fonds financeront dans l’immédiat, la confection urgente des robes chasubles à Port-au-Prince afin de permettre aux femmes et enfants sans abri de se changer sans s’exposer.

À court terme, ces fonds seront dédiés à un programme de redéploiement des jardins familiaux et d’acquisition de semences. Ces programmes permettront une autonomie alimentaire aux familles et une indépendance financière aux femmes. 

Rappelons que le séisme du 14 août 2021 a ravagé tout particulièrement le Sud d’Haïti. Marginalisées, les populations du Sud sont confrontées aux violences familiales et au chômage. Sans abri, elles peinent à bénéficier des premiers secours.  

Faites un don sur : https://www.helloasso.com/associations/union-des-femmes-de-martinique/formulaires/2

L’UFM compte sur votre solidarité !

Former et prévenir

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Le pôle Formation-Prévention de l’UFM conçoit et propose des formations et des sensibilisations sur la prévention des violences sexistes et sexuelles en direction des acteurs et actrices de la prévention, des professionnel·les du secteur médico-social et de toute personne qui souhaite engager son établissement scolaire (élèves et personnels), sa structure publique, son association, son syndicat ou son entreprise sur cette question.

L’UFM contribue, via son pôle Formation-Prévention, à conduire un changement sociétal au sein de la société martiniquaise en travaillant sur les représentations sociales, les stéréotypes genrés et les pratiques professionnelles des travailleurs.euses ou citoyen.es.

Ce changement d’attitudes et de comportements effectif sur le long terme s’opère dans le quotidien des Martiniquais et des Martiniquaises : vie privée, espace public domaine professionnel, politiques publiques locales, milieu scolaire, le média, réseaux sociaux…

Nos actions de sensibilisation et de formation en présentiel ou en ligne portent sur trois questions majeures :

  • l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • la lutte contre le sexisme et les discriminations ;
  • la lutte pour l’élimination des violences faites les femmes  (lien vers Violences faites aux femmes) dans toutes leurs formes.

In fine, l’objectif est de rendre chacun·e acteur·trice du changement, de donner des clés pour identifier ce que sont les violences sexuelles et sexistes, les discriminations, comprendre la relation de causalité entre ce type de violences et les inégalités femmes-hommes, responsabiliser en informant.

95% des stagiaires déclarent être satisfait-es et très satisfait-es de la formation suivie

94% des stagiaires déclarent que la formation a répondu complètement ou en grande partie à leurs attentes

95 % des stagiaires recommanderaient cette formation à leurs collègues

Téléchargez notre catalogue de formations pour découvrir l’intégralité de notre offre sur les violences faites aux femmes, les violences sexistes et sexuelles, les cyberviolences, l’égalité femme-homme.

Les délais de programmation de nos formations varient selon votre demande. Pour plus d’informations, contactez-nous.

Pour découvrir notre catalogue de formations cliquez ici

Concours jeunes « An nou baré violans anlè fanm »

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Tu es un·e jeune de 14 à 25 ans ? Tu aimerais pouvoir exprimer tes talents et participer à la lutte contre les violences faites aux femmes ?

Participe, seul·e ou en équipe, au concours de réalisation amateur sur le thème « Signaux d’alerte de violence dans les relations intimes et amoureuses »

Leurs œuvres seront utilisées comme supports pour la prochaine Campagne d’élimination des violences faites aux femmes.

Plus d’informations en cliquant ici

Hommage à Colette Janvion, ancienne vice-présidente de l’UFM

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Colette Janvion, ex vice-présidente et membre de l’UFM

Colette Janvion, notre ancienne vice-présidente, est décédée le 9 janvier 2021 à Paris. Cette triste nouvelle a été vécue comme un véritable choc pour nous toutes.

Militante de l’UFM depuis de nombreuses années, Colette a été membre du Comité de Pilotage, secrétaire au Bureau puis vice-présidente élue au congrès de 2014. 

Elle était également la membre du bureau référente de notre pôle Accueil et Accompagnement des femmes. Elle a travaillé très efficacement auprès de l’équipe d’intervenantes sociales.

Discrète mais très active au sein du Bureau et dans les actions menées par l’association, Colette a dignement représenté l’UFM, notamment auprès de la Fédération Nationale Solidarité Femmes. 

Cadre de santé appelée à de nouvelles fonctions en France, elle a dû démissionner du Bureau de l’UFM en mars 2020. Elle continuait malgré tout à suivre assidûment nos actions en sa qualité d’adhérente. 

Nous lui rendons un hommage chaleureux. Nous garderons en mémoire son humanité, sa bonne humeur, son sérieux, sa participation active à la construction de notre association.

L’UFM soutient sa famille et ses proches affecté·e·s par cette disparition.

Colette Janvion, à droite, avec les autres membres du Comité de pilotage en 2014

Témoignages

« Perdre une amie militante est toujours difficile. Ta finesse d’analyse nous manquera, toujours empreinte à la fois d’empathie et de convictions féministes. Tu te disais peu, mais nous savions ta grande sensibilité… et nous garderons le souvenir de moments partagés délicats, conviviaux, de discussions … un pan de vie de nous toutes. Le meilleur hommage que nous puissions te faire est de continuer à agir pour ces idées auxquelles que tu croyais si fortement ».  Rita Bonheur

« Colette, de nos échanges hebdomadaires pendant un an, je retiendrai ta disponibilité et ton souci permanent de ne jamais nous laisser sans réponse. J’ai énormément appris, au cours de nos séances de travail, car tu n’as pas hésité à partager avec moi tes propres expériences professionnelles. Tu m’as accompagnée dans ma prise de fonctions avec beaucoup de bienveillance, me laissant faire mon expérience, tout en distillant de précieux conseils. Je te suis infiniment reconnaissante pour tout cela ». Hélène B.

« Une femme très gentille, sympathique, humble mais dommage elle soit partie trop tôt ». Robertine

« Militante intégrale, Colette a traversé avec nous DEBOUT tempêtes et rafales de vents. Fidèle compagne de route, avenante discrète, elle était d’une… silencieuse efficacité. Il restera de toi ce que tu as donné. Tu nous manqueras ! » Marie-Joe Hardy Dessources Sellaye

« Colette, merci à toi pour tous ces moments partagés empreints de bienveillance, d’écoute, mais aussi de mots réconfortants quand cela a été nécessaire. Je garderai de toi cette image d’une personne profondément gentille et pleine de convictions, qui j’en suis sure, aura marqué plus d’un·e. » Cindy

« Tu étais souvent décrite comme une personne discrète. Mais en réalité tu étais observatrice. Tu prenais le temps d’écouter, de jauger, de réfléchir à la situation à laquelle tu devais faire face.  Quand tu estimais que tu devais te positionner tu le faisais avec fermeté, malgré la douceur qui te caractérisait. Tu as été courageuse jusqu’au bout. Merci pour ces échanges, pour ces sourires, pour ces fous rire et pour cette confiance ». Hélène Zébo

« Discrète, toujours souriante, bienveillante. Colette a été une vice-présidente, efficace et attentive, toujours prête à reformuler pour une meilleure compréhension de toutes…. L’UFM perd une sœur qui fut très importante mais elle sera partout où l’UFM mènera des actions fortes nécessaires à l’évolution de la société !! Colette nous manquera !!! » Marie-Christine Vartel

« Le souvenir que je garde de Colette, secrétaire au Bureau de l’UFM que j’ai remplacée puisque depuis, élue en qualité de vice-présidente, c’est sa discrétion et son efficacité… sans bruit ni trompette ! Toujours d’humeur égale, elle a su, avec détermination et altruisme gagner la confiance des salariées de la Maison de Solange qu’elle assistait dans leur lourde tâche… Repose en paix. L’UFM perpétue ton investissement ! » Gisèle Dérigent

Samedi 23 janvier 2021 : la nuit de la lecture

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Mesdames, l »UFM vous invite à participer à la 5e édition de la Nuit de la lecture, le samedi 23 janvier 2021 à Saint-Pierre. Sur le thème de la résistance, vous laissez libre cours à votre plume et votre talent ! Entrée libre et gratuite.

Au programme :

  • 14h30-17h30 : atelier d’écriture « Ecrire et dire » animé par la comédienne Daniely Francisque (ouvert à 12 femmes),
  • 18h30-21h30 : soirée lecture  » Lire et dire » (Grand marché).

Pour toute information : 0696 44 94 40.

« An jès pou yo » : le Noël solidaire de l’UFM

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A l’occasion des fêtes, l’Union des Femmes de Martinique a organisé Noël solidaire. 31 femmes accompagnées par les intervenantes sociales de la Maison de Solange (l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnent et Accueil de Jour) et en difficulté financière ont reçu, en plus des traditionnels cadeaux de Noël pour elles et leurs enfants, des paniers solidaires comportant de denrées alimentaires de première nécessité.

Cette année, la crise sanitaire liée au Covid-19 ayant augmenté la précarité, en particulier chez les femmes, l’association a organisé une collecte de denrées alimentaires avec l’aide de ses bénévoles.   

Rappelons qu’à cette période, chaque année, l’UFM organise un arbre de noël et offre un présent aux femmes en situations de détresse (victimes de violences conjugales ou rencontrant d’autres difficultés) et à leurs enfants.

L’UFM tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui, par leurs dons, ont participé à cette opération « An jès pou yo » et souhaite de bonnes fêtes de fin d’années à tous et toutes, empreintes de l’esprit de solidarité « kant é kant ».

Communiqué UFM suite au féminicide au Marin – 11/11/2020

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Fort-de-France, le 11 novembre 2020
COMMUNIQUE DE L’UNION DES FEMMES DE MARTINIQUE


Nous apprenons avec horreur que le décès de la jeune femme au Marin du 9 novembre serait un meurtre par son conjoint.
Les dangers accrus de violence en cette période de confinement se confirment malheureusement par ce féminicide, qui intervient 1 an après celui de la jeune Aurélia. Il vient alourdir la liste déjà longue des femmes tuées par leur conjoint dans notre pays.
Nous avons une pensée pour sa famille et ses proches, à qui nous exprimons toute notre émotion et tout notre soutien.
Notre révolte est grande et nous devons réagir : Une fois de plus, c’est toujours une fois de trop
Nous disons non !
à la barbarie, au machisme, à la banalisation, à la domination masculine !
Rien ne peut excuser ou expliquer l’usage de la violence envers une femme par son conjoint !
Malgré le contexte actuel, nous devons réagir ! Nous devons exprimer notre condamnation forte : nous invitons toutes celles et ceux qui se sentent concerné·es à réagir sur les réseaux sociaux et les médias !
Nous devons poursuivre les actions de dénonciation de toutes les violences, de prévention, d’accompagnement, et de solidarité de tous et toutes (institutionnels, familles, proches, voisin.e.s, collègues ..) pour sortir nos filles et femmes des violences conjugales et de l’emprise de leur bourreau !
Nous devons être des actrices et acteurs au quotidien pour une société moins violente et plus égalitaire…REFUSONS …REAGISSONS !!

Chlordécone : les femmes, les grandes oubliées

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L’UFM appelle les Martiniquais·es à soutenir les nombreuses revendications du #lyannajpoudepolyématinik, le 7 novembre 2020, 15 h Place de la Savane à Fort-de-France.

Nous dénonçons, en particulier, la méconnaissance des pathologies associées au chlordécone qui touchent femmes (voir le témoignage du Dr Charles Quist, gynécologue accoucheur en Martinique depuis 1977). Voilà pourquoi l’UFM – membre fondatrice du Lyannaj pou dépolyé Matinik créé en avril 2018 – est engagées dans cette lutte vitale pour nous…

Lors de cette manifestation, toutes les organisations participantes sensibiliseront la population sur la question de la dépollution de la Martinique du chlordécone à court, moyen et long termes.

Participons activement à faire de ce rassemblement un signal fort à l’Etat ! Rendez-vous le 7 novembre 2020 !

Communiqué du 17 Octobre 2020

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COMMUNIQUE DE L’UNION DES FEMMES DE MARTINIQUE

Ce samedi 17 octobre marque 2 évènements importants : la journée mondiale de refus de la misère et la clôture de la 5° Marche Mondiale des Femmes.

17 octobre, Journée mondiale de refus de la misère

Le constat des inégalités de notre société martiniquaise était déjà insupportable. Quelques chiffres sont édifiants :

  • en 2017, 29% des martniquais·es vivaient en dessous du seuil de pauvreté, soit 2 fois plus qu’en France (chiffres INSEE). Parmi cette population, les familles monoparentales, donc les femmes, sont majoritaires, ainsi que les jeunes ménages.
  • Alors que le niveau de vie des plus riches est équivalent à celui de la France,
  • Les 10% des plus riches gagnent 4,2 fois plus que les 10% des plus pauvres, écart plus important qu’en France de 23%.
  • Le taux de chômage « officiel » était de 15% en 2019, 2 fois plus que la France, sans compter les personnes ayant arrêté de chercher un emploi par lassitude et celles n’ayant trouvé que des emplois précaires (parmi lesquelles les femmes sont majoritaires) les plaçant presque au même niveau que les chômeurs.ses.

La crise sanitaire que nous subissons a aggravé les conditions de vie de nos populations les plus fragiles, et parmi elles, bien sur les femmes.

Les emplois commencent à souffrir : contrats non renouvelés, pas de remplacements pour les congés, pas d’embauches, licenciements …

Des témoignages nous montrent aussi que certains utilisent aussi le prétexte du contexte général pour exploiter encore davantage les travailleurs.ses, notamment les migrant.es, pour se faire davantage de profit…

Les emplois informels, qui représentent une source de revenus, sont eux aussi en régression du fait du confinement et des restrictions de circulation.

Nous savons que le confinement a entrainé une augmentation des prix (alimentation et autres besoins de première nécessité), un accès plus difficile au transport et aux services publics d’aide sociale.

Mais une situation financière difficile signifie aussi davantage de dettes, moins d’accès à des logements décents, une alimentation de moins bonne qualité, une santé dégradée, moins de recours aux soins, de participation à la vie sociale et à certains loisirs … entrainant une fragilité psychologique.

A cela s’est ajoutée pour de nombreuses femmes une augmentation notable des pressions et des violences dans leur relations de couple, et une plus grande charge mentale liée aussi à une plus grande responsabilité vis-à-vis des enfants et des ainé·es.

Les associations d’aide aux plus défavorisé·es témoignent toutes de l’explosion des demandes depuis le confinement.

Les initiatives solidaires ont été nombreuses, et l’UFM a joué un rôle important d’aide et d’accompagnement des femmes dans ces situations difficiles cumulées.

Mais cette situation n’est pas prête de s’améliorer nous le savons. Il nous faut donc, non seulement renforcer cette solidarité, mais aussi questionner les décideurs à tous les niveaux sur les solutions, qui ne peuvent être qu’une remise en question profonde du fonctionnement actuel de notre société.

La Marche mondiale des femmes de 2020 : « Nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer ! »

La pauvreté et la précarité sont l’un des thèmes phares de la 5° marche mondiale des femmes. Ce mouvement international des femmes commencé en 2000, dénonce depuis 2000 ce monde d’injustices, de patriarcat et les méfaits du capitalisme dont les femmes sont les plus importantes victimes.

Nous nous battons pour la construction d’un nouveau modèle de vie et d’un autre modèle de consommation, plus égalitaire.

Tout au long de cette année 2020, les actions de l’UFM ont porté sur les thèmes défendus par la Marche Mondiale des Femmes :

  • La dénonciation de toutes les formes de violences envers les femmes, en tous lieux
  • La participation aux revendications des travailleurs.ses pour de meilleures conditions de travail et une meilleure vie
  • Le combat pour la reconnaissance de l’empoisonnement au chlordécone et de ses conséquences pour toute la population, et leur élimination, par sa participation active aux actions du collectif Lyannaj pou dépolyié Matinik
  • Le combat pour un accès à un système de santé de qualité pour tous.toutes
  • La contribution à une meilleure estime et confiance en elles-mêmes des femmes, par la connaissance de leur participation à l’Histoire, par des ateliers …

Il s’agit de poursuivre. Malgré les restrictions, il nous faut continuer à refuser toutes ce situations insupportables pour beaucoup, à nous mobiliser par tous les moyens pour continuer à défendre le droit à une vie décente, à plus d’égalité, à la santé pour tous et toutes !

Union des Femmes de Martinique

17/10/2020