Le 28 septembre est la Journée consacrée en France au droit à l’avortement

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D’après les chiffres de 2019, (source Dress), le taux des IVG est 2 fois plus élevé dans tous les outremers. C’est vrai pour la Martinique : 28,6 pour 1000 femmes de 15 à 49 ans contre 15,6 dans l’hexagone.

Pour la première fois, les données sur les IVG ont été appariées avec des données fiscales pour l’année 2016. Elles montrent une corrélation nette entre niveau de vie et IVG ; les femmes les plus précaires y recourent sensiblement plus que les plus aisées

Chiffres qui donnent à réfléchir… pour agir ?

Cependant en France, le droit à l’avortement voté en 1974 après bien des mobilisations féministes, est encore un droit fragile : fermeture des centres CIVG, impossibilité pour les sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, double clause de conscience pour les médecins, délai de 12 semaines seulement.
Nous soutenons, avec les associations féministes, la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale pour augmenter de 2 semaines les délais et supprimer la double clause de conscience pour les médecins.


c’est aussi l’occasion pour nous de revenir sur ce droit dont les femmes, malheureusement, ne jouissent pas de façon égale à travers le monde. 

Aujourd’hui, il y a d’importantes disparités à travers le monde. Si le nombre d’Etats autorisant aux femmes d’avorter lorsque leur grossesse présente un risque vital a augmenté avec les années, de nombreux pays d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie appliquent encore des lois strictes qui considèrent l’avortement comme un crime. 

Comme le rappellent l’ONU et l’OMS, pénaliser l’avortement ne se traduit pas par un nombre amoindri de femmes y ayant recours. cela oblige celles qui avortent à se soumettre à une pratique qui souvent met leur vie en danger. Les avortements causeraient la mort d’environ 47 000 femmes chaque année. En effet, les avortements clandestins sont le plus souvent pratiqués dans des conditions sanitaires déplorables qui font courir de nombreux risques à celles qui y ont recours. En moyenne et selon des chiffres de 2011, les dangers sur la santé suite à un IVG seraient quatre fois plus importants dans les pays ayant des lois restrictives à son sujet. C’est notamment face à ces chiffres alarmants que différentes associations et ONG militent pour ce droit, le droit à la santé étant l’un des droits fondamentaux de tout être humain. 

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