Juillet 2020-1 n°16 – 1er juillet 2020

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Juillet 2020-1 n°16 – 1er juillet 2020

Elections municipales 2020

Suite et fin …ET DE 4 !
Woulo Bravo à la Martinique QUI PROGRESSE !

L’Union des Femmes de Martinique (U.F.M) tient tout d’abord à féliciter :

– Marie-Thérèse CASIMIRIUS, maire de Basse-Pointe (réélue)
– Annick COMIER, maire de Fonds Saint-Denis (élue)
– Jenny DULYS-PETIT, maire du Morne-Rouge (réélue)
– Aurélie NELLA, maire de Ducos (élue).
…ainsi que celles qui n’ont pu atteindre ce défi mais ont osé se présenter et défier le machisme latent ! Nous les encourageons solidairement à persévérer puisque…
Cette avancée exemplaire n’est qu’une amorce de la montée en puissance des femmes en politique. Elles ont, depuis fort longtemps, déjà prouvé leurs compétences dans la gestion des affaires publiques.
Elle s’inscrivent désormais en plus grand nombre, et légitimement dans le paysage politique martiniquais, aux postes de responsabilité et c’est tant mieux : le changement de paradigme, c’est maintenant !.
N’oublions pas que les femmes représentent plus de la moitié de la population et que ce n’est qu’une juste réappropriation de cette visibilité que notre société s’évertue à nous priver. Le réel fondement n’est-il pas le sexisme gratuit ? Gageons que d’autres, la relève, se prépare courageusement et avec conviction pour les prochaines échéances électorales…vers cette démarche équitable de progrès !
Bien sur, on est encore loin du compte ! 4 c’est mieux que 2, et bien mieux que 0 (ce qui fut longtemps le cas en Martinique pour les maires). mais ce n’est que … 4/34, soit 11,76% …
L’UFM a  envie de penser que, plus encore que leurs homologues masculins, elles utiliseront leurs (nouvelles) fonctions, à la tête de cette collectivité, pour la mise en place essentielle et désormais incontournable, de politiques publiques d’égalité entre femmes et hommes.
Elles ont vocation à favoriser une distribution équitable des ressources entre les sexes et à contribuer à fournir les mêmes opportunités à tous et à toutes. Il s’agit aussi de travailler résolument sur les inégalités persistantes dans notre société, Les 2 vont de pair…

Notre solidarité

Nous soutenons la pétition, lancée par Marie Josèphe Sellaye Hardy-Dessources, pour interpeller le conseil municipal de Trinité :

Rebaptisons la  » Place joyeuse  » Place des esclages révolté-e-s de l’Anse Spoutourne (1831-1834)
Pourquoi ?
– La « Place joyeuse » de la ville de Trinité ne célèbre pas la joie, comme beaucoup le croient, mais honore un esclavagiste monsieur Villaret Joyeuse qui a bruyamment organisé le rétablissement de l’esclavage décidé par Napoléon en 1802.
– En mettant fin à cet affront à notre mémoire, nous réclamons que soient honoré·es nos héroïques combattant·es contre l’esclavage de l’Anse Spoutourne de 1831 à 1834. La ville de Trinité est elle aussi, est un des hauts lieux de la résistance anti-esclavagiste et des luttes ouvrières. Le 8 février 1831, Tine et Monique, quittent l’habitation sucrière des Dubuc de l’anse Spoutourne et descendent dans la ville porter plainte auprès du juge de paix (comme l’autorise les nouvelles mesures de 1827) contre le colon et le géreur qui refusent d’appliquer les nouvelles mesures assouplissant l’affranchissement. 8 esclaves vont être condamnés à la déportation pour avoir été des meneurs-res. Malgré les appels judiciaires, ils et elles restent en prison. Ces esclaves organisent avec Monique et Tine leur marronnage en s’évadant vers Sainte Lucie en 1834.
Les femmes esclavisées sont à la tête de ce mouvement, et montrent une fois de plus leur combativité das les luttes anti-esclavagistes.

Figures de femmes : Notre calendrier féministe

21 Juin 2002 : Inauguration de l’espace Jane Léro de l’UFM
Le 21 juin 2002, le siège de l’Union des Femmes de Martinique, situé au 17 rue Lamartine à Fort de France, était dénommé « Espace Jane Léro ».
De 2000 jusqu’à 2017, l’Espace Jane Lero abritait l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement pour les femmes victimes de violences et en détresse. Des milliers de femmes ont fréquenté cet espace sécurisant, en toute confiance et confidentialité, pour y trouver avec une équipe professionnelle une aide afin de repérer et désamorcer les situations de crise, de rompre l’isolement pour redevenir actrice de sa propre vie et d’occuper sa place de citoyenne.
06 - FNAPV n°16Il s’agissait de rendre hommage à l’enga-gement associatif, politique, et social de Jane Lero, ainsi que son rôle de pionnière dans l’organisation du mouvement féministe en Martinique et aux Antilles.
Jane LERO (Lamentin 08/02/1916 – Fort-de-France 17/07/1961) est une des fondatrices de l’UFM.
Elle est sensibilisée dès son adolescence aux événements politiques sociaux et économiques en raison de l’engagement de ses proches, et rejoint le Parti communiste à 27ans.
Elle a une vie de militante politique très riche : articles dans le journal Justice, participation aux élections municipales…
Après l’appel après la première réunion de création de l’UFM du 11 juin 1944. Jane et ses camarades organisent cette réunion et le 24 novembre 1945 le comité provisoire de l’Union des Femmes de la Martinique est constitué. L’association engage ses premières actions dans le contexte économique et social difficile de l’après-guerre. Jane est très active…
– L’UFM a réalisé un livret retraçant la vie et les combats de Jane Léro intitulé
« Jane Léro, une pionnière du mouvement féministe à la Martinique »
En vente au siège de l’UFM et en librairies

Huda Sharawi féministe arabe anticoloniale
23 juin 1879 – 12 décembre 1947
Dès le début du vingtième siècle, un féminisme militant a existé au Proche-Orient. Il cherchait à se libérer à la fois de l’emprise d’un Empire Ottoman finissant et d’une colonisation européenne aux visages multiples.
Huda Sharawi prit part au mouvement féministe en Egypte des années 1920 jusqu’à sa mort, en 1947, sans jamais séparer la cause des femmes de celle de la libération nationale et arabe.
Elle naît le 23 juin 1879, à Al Minya, en Égypte, d’une famille égyptienne de la classe privilégiée.
Malgré son éducation selon un modèle européen, elle doit à 12 ans, se fiancer à son cousin.
A 21 ans, elle gère un dispensaire, puis une école où seront données des enseignements de puériculture et « d’hygiène domestique ». Cela se transforme en un réseau d’établissements, qui propose des cours d’alphabétisation, aux jeunes filles des quartiers pauvres du Caire, et des ateliers artisanaux donnant aux femmes une certaine autonomie financière.
A la fin de la première guerre mondiale, les Egyptiens, réclament l’indépendance pour leur pays. Les femmes participent activement aux luttes : elles mobilisent des réseaux de femmes, organisent manifestations, grèves et boycotts… Mais elles découvrent qu’elles n’ont pas été consultées sur les projets d’accord avec les Britanniques.
Devenue veuve, Huda accède à un statut et une liberté qu’elle met au service des causes qui lui sont chères, dont la cause des femmes. Elle participe, en 1923, à la création d’une association féministe indépendante, l’Union féministe égyptienne. Huda reproche aux chefs de file des partis au pouvoir, aussi bien leur attitude envers les femmes qui n’ont pas obtenu le droit de vote dans la nouvelle loi électorale que les concessions faites aux Britanniques en acceptant la séparation du Soudan et de l’Egypte.
Elle se dévoile en public en 1923, marquant ainsi sa rupture avec certains codes : en solidarité avec les non-voilées des classes inférieures, et pour mettre aussi fin aux usages de sa classe sociale.
Elle organisera au Caire, en décembre 1944, le premier Congrès féministe arabe qui associera féminisme et nationalisme pan-arabe. Lorsque, quelques mois plus tard, naît la Ligue arabe, elle ne comprend aucune femme, ce que Huda ne manque pas de déplorer : « La Ligue dont vous avez signé le pacte hier n’est qu’une moitié de Ligue, la Ligue de la moitié du peuple arabe ».
Huda Sharawi meurt en 1947, semble-t-il emportée par une épidémie de choléra qui déferle sur l’Egypte à la fin de l’été.
(extraits de la biographie du site « Garance »)

Adhérez à l’UFM ! Rejoignez-nous !
Parce qu’ensemble nous sommes plus fort.es,
L’union des Femmes de Martinique vous propose aussi de venir nous rejoindre, pour votre précieuse participation, possible quelque soit le temps dont vous disposez.

C’est grâce à la mobilisation de femmes et d’hommes tel-les que vous, que la situation des femmes au quotidien peut avancer.
Oui, les mentalités, les droits, l‘égalité avancent.
Mais, vous le savez, il reste encore beaucoup à faire !
Au travail, à la maison, dans l’espace public … Pour cela, nous avons besoin de votre participation….

Femmes et hommes ! Chacun-e à sa place dans cette mobilisation !

Cliquez ici


Union des Femmes de Martinique – 2 adresses – 2 permanences :
Vous rencontrez des difficultés dans votre vie ?
Vous êtes victime de violences dans le couple, les espaces publics ou au travail… ?
BRISEZ LE SILENCE, NE RESTEZ PAS SEULE, VOUS POUVEZ EN PARLER !
– La Maison de Solange
Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement et Accueil de jour
pour femmes victimes de violences ou en détresse
58 rue Isambert – 97200 Fort de France
Ouvert : Lundi, mercredi, vendredi de 8h30 à 16h – Mardi et jeudi de 8h30 à 12h00
Tél : 0596 71 26 26
– Permanences mensuelles :
*Le 3° jeudi au SMPI de Trinité – de 9h à 13h – Service Municipal de Prévention et d’Insertion – Cours Usine Epinette (derrière ancien Match) – Trinité – Tel : 0596 58 13 73
*Le 1° vendredi à L’espace Sud Ducos – de 9h à 13h – Villla d’Eole – Rue Zizine et des Etages – Ducos – Tél : 0596 71 26 26 – 0696 29 29 03Siège et Pôle Formation-Prévention
– L’Espace Jane Lero

17 rue Lamartine – 97200 Fort de France – Ouvert : Lundi au vendredi de 8h30 à 16h

Tél : 0596 71 26 26 – mail : contact@uniondesfemmes-mq.fr –

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