Vendredi 28 avril 2017 : Une nouvelle fois, l’UFM se retrouve devant le tribunal, pour l’affaire l’opposant au colonel Bellamy depuis 2011 !

Publié le

 Décembre 2010, l’UFM accompagne une femme qui a été orientée vers nous pour une aide qu’elle a sollicitée.
Les faits décrits par cette femme la conduisent à porter plainte pour dénoncer une situation de violence conjugale avec séquestration, violences psychologiques mais aussi de viols de la part de son conjoint, haut gradé en Martinique.
L’UFM, dans sa position de principe d’aide et d’accompagnement des femmes victimes quelle que soit leur condition, la position du compagnon, l’accompagne, comme elle le fait pour les 400 à 500 femmes qu’elle reçoit tout au long de l’année, dans la discrétion et le respect.

 Février 2011, nous organisons une conférence de presse pour nous étonner de la suite donnée à l’affaire : un rappel à la loi pour elle et un non-lieu pour son mari qui lui aussi avait porté plainte.

 Avril 2011, le colonel Bellamy assigne l’UFM en la personne de sa présidente et de l’intervenante sociale qui avait accompagné sa femme, pour atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence. Lors de l’assignation, il demande la modique somme de 368 000€, nous accusant de l’avoir empêché de devenir Général. Cette somme représente en grande partie son manque à gagner jusqu’à son décès !

 En juillet 2015, nous faisons appel de la décision du tribunal de condamner l’association à 10 000€ de dommages et intérêts au colonel Bellamy, 2 000 euros au titre de la participation aux frais d’avocat. Une fois de plus, nous disons que dans cette affaire, l’Union des Femmes de Martinique n’a fait que remplir sa mission d’aide, et d’accompagnement à une femme en détresse qui l’a sollicitée, comme elle le fait pour toutes les femmes qu’elle accompagne. Elle n’a fait qu’agir en qualité d’association militante pour dénoncer ce qu’elle a considéré être une injustice.
Au quotidien, nous permettons aux femmes de se soustraire aux violences, nous les aidons à se reconstruire et reprendre confiance en elles, en les accompagnant avec leurs enfants dans leur recherche de logement, leurs problèmes financiers, leurs droits sociaux, au tribunal …

Aujourd’hui, la même somme de 368 000€ nous est de nouveau demandée.
 Une condamnation serait un mauvais signal pour tous les auteurs de violences qui se croiront impunis.
 Notre association n’a aucune richesse propre, et fonctionne avec des subventions publiques pour cette action, qui baissent d’année en année. Faudrait-il encore enlever sur ces sommes pour payer des dommages et intérêts, mettant ainsi en danger l’existence même de l’association ?
Nous devons continuer résolument notre action, pour toutes ces femmes qui ne peuvent toujours pas vivre en toute liberté, pour les aider à sortir de leur situation de souffrance.
Nous avons reçu de très nombreuses marques de soutien : personnes, associations, partis, syndicats, femmes reçues à l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement… Cette solidarité, qui nous a fait chaud au cœur, montre que le travail fait par l’UFM depuis 73 ans est reconnu et apprécié de la population. Le long délai de cette affaire (6 ans !!!) ne doit pas diminuer la mobilisation.

Union des Femmes de Martinique

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