Campagne 2010 : Je m’en sors mieux avec vous

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10° campagne de lutte pour l’élimination des violences envers les femmes : « je m’en sors mieux avec vous, ensemble continuons d’avancer »
Du 19 novembre au 1e décembre 2010.

  Juillet 1998 : L’UFM se mobilise pour venir en aide à 2 femmes victimes de violences conjugales, se retrouvant à la rue avec des enfants en bas âge.Notre action pour interpeller le préfet et l’opinion publique sur la situation des femmes victimes en Martinique, conduit à nous demander de mettre en place une structure d’accueil et d’accompagnement. C’est ainsi que nous montons en 2000 l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’accompagnement, et le Centre Hébergement.

Mais très vite, apparait, au-delà de la prise en charge des femmes victimes, la nécessité de changer les mentalités pour ne pas « chayé dlo en pannyé ». Il faut aussi prévenir : dénoncer cette violence, sensibiliser, alerter l’opinion publique, sortir la violence dans le couple du domaine privé. Faire que les femmes surmontent leur peur et osent parler, que la honte change de camp, que les conjoints violents soient sanctionnés. Il faut faire les institutionnels s’emparer de cette problématique et l’inclure dans leurs politiques.

C’est en 2001 que nous lançons la 1° campagne de lutte contre les violences envers les femmes : « user de la violence, c’est nul, c’est lâche, c’est grave ! ».

Chaque année, nous avons développé un thème, pour montrer la différence entre amour et violence «la violence dans le couple, ce n’est jamais de l’amour (2003),  faire respecter le NON des femmes « Non c’est non (2004) », « elle a décidé d’arrêter, c’est son choix, c’est son droit, je le respecte (2005) » dénoncer les attitudes des hommes violents « pour moi un homme ne peut pas battre une femme (2002)» ,« frappée, menacée, ce soir il la tue (2006) », « Un de ces hommes a battu sa compagne hier. Saurais-tu dire lequel ? (2002) », montrer l’impact sur les enfants « les enfants aussi sont victimes (2008) », interpeller la population « ne soyons pas complices (2007) ».

 La campagne de 2009 « les violences qui ne se voient pas tuent aussi » a interpellé sur les violences non physiques si présentes dans le couple, mais aussi aux autres lieux de violences envers les femmes : dans le monde du travail, dans la rue, et dans l’organisation de la société.

Aujourd’hui, nous disons « ensemble, continuons d’avancer ».

Au fil des années, les langues des femmes se sont déliées, des solidarités de femmes et d’hommes se sont multipliées.Mais pour combattre cette société de domination masculine, pour que tous les éventuels violents, harceleurs, agresseurs, culpabilisent, se sentent mal à l’aise, soient dénoncés, il faut que chacun, chacune,  vous, moi, se sente concerné-e que l’opinion publique dans son entier parle, dise « Stop ». Soyons solidaires !

Seule une volonté collective, une détermination commune  forte à vouloir éliminer toutes les formes de violences envers les femmes, nous feront avancer vers une société d’égalité, de respect et de liberté.

 Quelques chiffres :
–          Depuis 2000, 24 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en Martinique.
–          Une activité de l’Espace d’écoute et d’accompagnement  et d’information de l’UFM qui augmente régulièrement depuis plusieurs années : 3 200 appels + visites de femmes en 2009, 2 400 pour les 6 premiers mois de l’année 2010, soit 50% de plus qu’à la même période de 2009.  

 

Dossier de presse 2010 au format PDF.

 

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