Libres de nos vies, libres de nos choix

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Les projets, l’avenir, la vie peut-être, se sont arrêtés pour Pascale ce 6 octobre 2009, dans les parkings d’un supermarché. Elle a été  sauvagement agressée par un mari armé, violent, récidiviste contre qui elle avait porté plainte plusieurs fois et dont elle était en instance de divorce. Un mari qui s’était pourtant déjà fait une autre vie avec compagne et enfant, mais qui ne pouvait supporter qu’elle essaie de reconstruire la sienne.

     À l’UFM, nous nous insurgeons contre cette volonté de certains hommes de contrôler la vie des femmes qui s’exprime dans ce crime atroce mais qui s’exerce aussi dans  la vie courante par mille actes (injures, « mépris », menaces, coups, harcèlement de toutes sortes…) dont le but et les conséquences sont d’isoler les femmes, de briser leur initiative, de limiter leur liberté, de les faire vivre dans la peur et la souffrance.

    Nous affirmons avec force notre soutien à  ces femmes en lutte et les encourageons à ne pas se laisser intimider et à ne pas reculer sur le front de leurs droits d’être humain à la vie, à la liberté et à l’épanouissement.

    Nous nous adressons solennellement aux pouvoirs publics: à l’Etat, aux collectivités territoriales, régionales, départementales, et communales pour qu’ils assument les responsabilités qui sont les leurs : dans la protection et la sécurité de tout-e citoyen-ne.

Une politique de prévention

                              Un plan dans leur projet de développement pour l’égalité entre les hommes et les femmes

                             Une loi cadre qui prend en compte toutes les violences envers les femmes

                             Les moyens humains et financiers nécessaires pour les associations qui reçoivent les femmes victimes

          Nous leur demandons instamment d’inscrire en urgence la lutte contre les violences envers les femmes dans leurs priorités éducatives, politiques et budgétaires.

         Nous en appelons à toutes les autres autorités (artistes, intellectuels, politiques…), pour que, dans leur domaine et avec les moyens qui leur sont propres, elles expriment avec force leur réprobation et promeuvent d’autres rapports entre les sexes.

         Mais surtout nous conjurons tous les hommes à se désolidariser avec de tels actes et à dire haut et fort leur refus de domination, leur refus de résoudre les désaccords entre sexes par le recours à la force et à la violence. Sinon, leur passivité et leur silence vaudraient complicité, approbation et même encouragement à continuer pour les bourreaux.   

        Nous avons tous et toutes la responsabilité de contribuer activement à ce que toutes les femmes puissent vivre librement et dignement dans un pays où la peur et la violence ne règnent plus.

L’indifférence ne doit pas continuer à tuer! 

Apprenons tous et toutes à nos enfants que

Non c’est non !

                                           Personne n’appartient à personne

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