La mixité à l’école

Publié le

Une véritable mixité à l’école
Pour une société d’égalité entre les femmes et les hommes

Certaines et certains s’étonnent que l’on continue de parler d’égalité entre les filles et les garçons à l’école, de dire que l’école n’est pas mixte, que l’égalité d’accès aux filières n’est pas une réalité, que les livres transmettent des stéréotypes sexistes qui ne contribuent pas à changer les mentalités, bref, que l’école est sexiste car elle transmet les valeurs traditionnelles.

Ce sont les réalités qui nous obligent à continuer à alerter :
 Les filles sont toujours majoritaires dans des filières que l’ont dit traditionnellement féminines et la situation se dégrade.

Quelques chiffres :
–        en terminale littéraire, dans un lycée de Fort-de-France : 90 % de filles
–        en terminale ST2S – Sciences et technologie, santé et social : 76 % des filles

En même temps,
– en terminale scientifiques Sciences de l’Ingénieur, dans un autre lycée : 26 % de filles
–   Zéro fille en terminales Sciences et technologie de l’Industrie, électrotechnique; pareil en électronique.

Les garçons, eux, sont là où ils ont toujours été : dans les secteurs de production, technologiques. Par contre, ils sont absents des secteurs d’aide à la personne.

Les conséquences  se paient dans le monde du travail :
Les femmes sont toujours cantonnées dans des secteurs qui tournent autour de la sphère domestique et du soin. Métiers durs mais peu porteurs d’emplois, les plus mal payés et précaires. Elles font partie majoritairement des 50 % de la population qui vit avec 1200  par mois, sinon moins.

Cette réalité doit interpeller ceux et celles qui mettent en place des politiques de développement, de formation dans notre pays, afin qu’une véritable réflexion soit menée sur la réalité des femmes dans le monde du travail : emplois, formation, salaires, leur place dans les entreprises, leurs taux de chômage.

Alors on fait quoi ?
 Cette réalité doit aussi interpeller les actrices et acteurs de l’éducation nationale chez nous afin que des politiques volontaristes soient mises en place. Il est grand temps d’avoir, comme cela se fait dans d’autres académies de France, une ou un chargé-e de mission qui mette en place des projets pour que nos élèves diversifient leurs choix professionnels afin d’amener les jeunes filles à investir d’autres secteurs d’activités. Mais aussi les garçons à vouloir s’occuper des soins aux enfants, aux personnes âgées..

Ces actions auprès des élèves poseront les bases d’une société mixte et d’égalité entre les femmes et les hommes.

Agissons chacune, chacun en tant que parent-e-s d’élèves, enseignantes, enseignants pour contribuer à changer l’ordre des choses.

Agissons aussi en tant que citoyennes, citoyens pour que ceux et celles qui sont dans les instances de décisions prennent enfin conscience du problème et s’attaquent sérieusement à sa solution.

George Arnauld, UFM
le 5 avril 2001

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