L’égalité existe dans les principes, elle n’existe pas encore dans les faits

Publié le Mis à jour le

Dans le monde du travail

 « A travail égal, salaire égal » : une idée reçue !
« Tout employeur est tenu d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes ».(Art. 140.2 du Code du travail) L’égalité salariale devrait être une réalité puisque c’est un droit inscrit dans les textes. Pourtant, en dépit de 6 lois depuis 1972, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes ne reculent pas : l’écart moyen de salaire entre les femmes et les hommes s’élève à 16,1 %en Martinique (27 % en France) et les femmes représentent 80% des travailleurs à bas salaire,  81,5% des temps partiels.
Il faut continuer à dénoncer, communiquer, informer dans les entreprises, dans les écoles et inciter à la transparence sur les grilles de salaires. Il faut également, si nécessaire, sanctionner financièrement les entreprises qui ne respectent pas la loi. Nous disons que les soldes sur les salaires des femmes, ça suffit !
Les femmes sont également les plus touchées par le «sous-emploi» : elles sont plus souvent employées en CDD que les hommes et ce n’est pas l’accord national interprofessionnel – qui vient d’être signé par le MEDEF et 3 syndicats – qui va améliorer les chose. Bien au contraire !
« Le temps partiel, c’est bien quand on a des enfants ! » une autre idée reçue
Les femmes travaillent plus à temps partiel que les hommes. Est-ce un choix pour s’occuper de leurs enfants et de leurs parents ou est-ce subi par les femmes et non un choix ?
31% des femmes salariées travaillent à temps partiel, contre 7% de leurs collègues masculins. Le recours au temps partiel est fréquent dans les métiers peu qualifiés du tertiaire, exercés en majorité par des femmes. Le temps partiel est devenu une forme subie d’organisation du travail dans les secteurs très féminisés (caissières, femmes de ménage …) et permet le maintien de l’inégale répartition des charges familiales entre hommes et femmes.
Et au moment du calcul de la retraite, elles sont à nouveaux pénalisées, payant cher les années à temps partiel :
833 € : c’est le montant moyen de la pension de retraite des femmes, contre 1 743 € pour les hommes.
Nous disons qu’il faut relever les cotisations patronales des entreprises qui recourent abusivement au temps partiel !

En politique

« En politique, au moins, ça y est là la parité est là ! » encore une idée reçue!
Alors que la France a été pionnière en votant une loi pour la parité en 2000, elle est aujourd’hui à la traîne. Même si nous avons pour la 1ère fois un gouvernement paritaire, les femmes restent très peu représentées dans les institutions politiques : 18.5 % de députées, 22 % de sénatrices, 14 % de maires.
Une situation inacceptable ! De plus, lorsqu’elles sont élues, les femmes se voient confier des portefeuilles en lien avec la culture, le social et la famille, comme si elles étaient « prédisposées » pour ces compétences ! Les mesures sanctionnant actuellement le non-respect de la parité sont aujourd’hui insuffisantes voire inefficaces puisqu’en 2008, l’UMP a préféré payer 4 millions d’€ et le PS 500 000 €, plutôt que de respecter la parité aux investitures législatives.
On va nous dire qu’ici, en Martinique, nous avons une Présidente du Conseil général, que voulons-nous de plus ? Nous exigeons de faire de la parité une réalité ! 

A la maison

« De nos jours, les hommes participent aux tâches ménagères et s’occupent des enfants » toujours une idée reçue.
Malgré les discours sur les « nouveaux pères » ou les « nouveaux couples », les inégalités à la maison persistent : les tâches domestiques sont  encore assurées à 80% par les femmes. Elles consacrent, en moyenne,  3h52/jour aux tâches domestiques contre 2h24 pour les hommes, indique l’enquête « Emploi du temps 2009-2010 de l’INSEE».

A la maison, les hommes s’adonnent volontiers au bricolage, au jardinage et aux soins aux animaux mais les femmes passent 3 fois plus de temps que les hommes à faire le ménage, la cuisine, les courses ou s’occuper du linge et 2 fois plus à s’occuper des enfants ou d’unadulte à charge à la maison. Cette dernière tâche tend également à être essentiellement prise en charge par les femmes, qu’elles travaillent ou non. Après s’être occupées de leurs enfants, elles s’occupent de leurs parents, grands-parents ! Avec la charge de ces tâches, les femmes se retrouvent freinées dans leur vie professionnelle, leur engagement politique ou associatif notamment et même dans les loisirs

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