Non a une retraite qui pénalise les femmes – 2010

Publié le

NON  à une retraite qui pénalise les femmes  OUI    à une réforme en profondeur, progressiste et portant un vrai projet de société.
J
usqu’à aujourd’hui, dans les multiples débats qui  se développent autour de la réforme des retraites, la question centrale des écarts qui persistent entre les retraites des hommes et celles des femmes n’a pas été évoquée.

Dans son engagement n°9, le gouvernement propose de tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle difficile; c’est-à-dire que la réforme prétend prendre en compte
  la pénibilité de certains métiers, la faiblesse de l’emploi des séniors… pour le gouvernement, il serait nécessaire de  faire évoluer vraiment les retraites en s’attaquant  aux inégalités qui se sont formées avant l’âge de la retraite.

Alors pourquoi cette réforme  ne prend pas en compte le fait que :
·         le taux d’activité des femmes est plus faible,
·         les interruptions d’activité liées aux enfants concernent avant tout les mères,
·          les emplois à temps partiel sont très majoritairement occupés par des femmes,
·         l’écart de salaire entre hommes et femmes est au moins de 20 %.
·          toutes les projections montrent que les inégalités liées au taux d’activité, au temps partiel et aux salaires risquent de perdurer,
·          les femmes partant en moyenne plus tard à la retraite ; la réforme ne fera qu’aggraver cette situation
 
Qu’est-ce qui fait la différence entre la retraite des femmes et celle des hommes?

60% des femmes ont une carrière incomplète du fait de leur congé de maternité :
le régime général de la sécurité sociale les discrimine injustement, car toutes les années de travail ne rapportent pas autant de droits à la retraite : c’est une conséquence de la décote qui est appliquée par trimestre manquant quand vous avez atteint l’âge de départ.
Elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiels :en conséquence, leur salaire, leur permet pas de valider 4 trimestres par an, le salaire à temps partiel peut aussi abaisser le salaire moyen retenu pour le calcul de la retraite.

Les femmes ont des carrières plus courtes ; elles totalisent en moyenne 137 trimestres contre 157 pour les hommes ;seules 44% d’entre elles effectuent une carrière complète et même avec la majoration des 8 trimestres par enfant, un nombre important de femmes sont obligés de partir  à la retraite à 65 ans.

Déjà des modifications  sont appliquées   et qui pénalisent les femmes. 
Concernant les mères de famille :
la majoration de trimestres obéit à de nouvelles règles ; la majoration de 8 trimestres (maximum) accordée pour chacun de leurs enfants sera aussi accordée aux pères selon ce principe :
·         4 trimestres réservés aux mères au titre de la grossesse.
·         4 trimestres à partager avec le père au titre de son éducation.

Concernant les mères fonctionnaires : La suppression du dispositif autorisant un départ anticipé pour les salariés fonctionnaires qui attestent de 15 ans de services et sont parents de 3 enfants touche également de plein fouet les femmes. Cette disposition garantissait en effet à des milliers de femmes une retraite à taux plein malgré une carrière interrompue par les congés maternités ou parentaux.
En 2008, sur les 16 000 fonctionnaires qui avaient profité de ce dispositif, 99 % étaient des femmes. Les fonctionnaires sont également visés par la hausse du montant des cotisations salariales porté de 7,85 % à 10,55 % d’ici 2020 pour s’aligner sur celles du privé.
Une décision qui pénalisera majoritairement les femmes, puisqu’elles représentent
 60 % des employés de la fonction publique.

Pourquoi la réforme  pénalise les femmes ?
– 
Actuellement, l’âge du taux plein est de 65 ans. C’est à dire l’âge où l’on peut liquider ses droits sans décote quelque soit le nombre de trimestres cotisés. Il faut considérer l’âge comme une fourchette qui est actuellement entre 60 et 65 ans. La volonté du gouvernement à reculer l’âge de départ aura comme conséquence le recul de l’âge du taux plein.

Concrètement si l’âge passe de 60 à 63 ans, la borne des 65 ans reculera aussi (entre 65 et 68 ans) et ce seront les femmes et les salariés qui ont des carrières morcelées, qui seront les plus pénalisé(e)s- Une étude de la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) a montré que l’an dernier les femmes sont 24% à être parties à 65 ans contre 16% des hommes ; 7 ,1% des femmes ont une liquidation avec décote contre 5% des hommes. –          Le montant moyen des retraites perçues par les femmes est de 38 % inférieur à celui des hommes.  75% des « bénéficiaires » : touchent 590,33euros par mois !

Alors, quelles solutions possibles ?
On ne peut prétendre régler la problématique des retraites des femmes,-si l’on ne s’attaque pas à régler les questions liées à l’emploi , à la garde des enfants, …afin de permettre au plus grand nombre une activité à taux plein.  -Si l’on ne se résout pas à appliquer les textes liés à l’égalité salariale
la ritrèt à 60 ans , nou lé rété trimen.

UFM- le 12 juillet 2010

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