5300 EMPLOIS A SAUVER ! – 2010

Publié le

En lutte contre la précarité et l’exclusion

Dans un pays où le chômage touche des dizaines de milliers de personnes,

Dans un pays où l’absence d’emplois durables précarise des milliers de foyers,

L’Etat français ne tient pas ses engagements et sans état d’âme envisage de priver d’emploi 5 300 personnes.

En grande majorité des femmes, pour la plupart embauchées dans des associations d’aide : aide à la personne (personnes âgées, handicapées, victimes), accompagnatrices d’enfants dans les écoles maternelles et primaires, aides éducatrices (en collège et lycée), secrétaires, agentes administratives. Tous ces métiers qu’on réserve aux femmes, stéréotypés, mal reconnus mais tellement nécessaires, qui tournent autour de la sphère domestique, et dans les services publics et sont, bien entendu, mal payés et précaires.

Beaucoup de ces femmes et de ces hommes ont déjà effectué tous les contrats aidés possibles depuis 15 ans… Et chaque fois, elles et ils sont persuadé-es que leurs compétences et leur expérience seront reconnues et qu’enfin il arrivera un contrat définitif. Et chaque fois, c’est le même scénario : à la fin du contrat, elles-ils sont jetés comme des objets que l’on prend, rejette, reprend sans égard aucun !

Certain-es ont déjà perdu leur emploi. INACCEPTABLE !

Allons-nous laisser faire ?

Quelles sont les structures les premières concernées ?

– Les associations qui font le job que l’Etat ne fait pas, avec des moyens déjà insuffisants, qui est de venir en aide aux plus fragiles, aux plus défavorisés, aux laissés-pour-compte : les femmes et les enfants victimes de violences conjugales, les personnes en situation de handicap,  les jeunes en dérive, toxicomanes en voie de réinsertion, les victimes en recherche de leurs droits, etc

Toutes ces personnes en grande souffrance qui demain ne pourront plus être accompagnées.

–        L’Education nationale qui a considérablement réduit l’encadrement scolaire. Si aujourd’hui la violence explose dans les écoles, ce n’est pas parce que nos enfants sont plus violents mais parce qu’ils ne sont plus encadrés.Demain ils le seront encore moins si les emplois aidés disparaissent.

L’Etat a incité à embaucher, garantissant son aide sur une durée de 24 mois, en l’occurrence la prise en charge d’une partie des salaires et la réduction de certaines charges patronales. Aujourd’hui il remet tout sur la table. Certains contrats n’ont pu être renouvelés au bout de 6 mois !. De qui se moque-t-on ?

NON au mépris des travailleurs ! Non à cette violence institutionnelle !

Nous dénonçons aussi le démantèlement  des services rendus, qui pénalise d’abord les plus humbles, ceux qui sont mis aux bancs de cette société qui produit les inégalités et la misère.

 

SEULE  UNE  MOBILISATION  MASSIVE

des 5300 salarié-es sous contrat aidé, de toutes les personnes bénéficiant de l’aide apportée par les associations, de tous/toutes les responsables d’associations et de toute la population martiniquaise les fera reculer. Peu de politiques se sont déjà prononcés, qu’attendent-ils ?

Pour la prolongation de ces emplois jusqu’à leur terme, pour de vrais emplois !

L’emploi était une revendication de Févryé 2009 ! 

11 Décembre 2010

 

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