Elections cantonales, quel département dit mieux ?

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16 femmes sur 80 candidats pour le renouvellement de la moitié de l’assemblée départementale en Martinique, pas fameux n’est-ce pas ?

Avec 20% de candidatures de femmes, nous sommes parmi les taux les plus bas des départements.

Mais qui s’en soucie ?

Peu ou pas de commentaires de nos médias sur la chose, que ce soit au fil des candidatures, que ce soit lors de l’annonce de la liste définitive des candidat-es.

A part l’émotion suscitée chez quelques femmes par  ceux qui ont fait très fort, le PPM parti important s’il en est, qui n’a pas trouvé une seule femme capable de se présenter parmi ses 10 candidats.

Etrange, non ? Pour un parti d’une telle envergure, pour un mandat de 18 mois, alors que l’occasion aurait été belle de lancer de nouvelles femmes en vue de l’assemblée unique.  Cela n’a effleuré l’idée de personne ! En serait-on encore à se dire que la présence de femmes fait obstacle, ombrage à des hommes déjà « placés » ?

Dans l’assemblée actuelle, seulement 6 femmes sur 46. Là encore quel  département fait mieux ?

La moitié des cantons qui se renouvellent se retrouvent sans candidate femme à ces élections. Et à l’arrivée, combien de femmes y aura-t’il ?

La démocratie est mise à mal devant une telle réalité. Comment pouvons nous dire que nous évoluons dans un pays démocratique et moderne, quand la moitié de sa population est sous représentée dans les assemblées ?

Et ce n’est pas l’obligation d’avoir une personne de l’autre sexe comme suppléante qui sauve les choses, puisque toutes ces suppléantes n’accéderont jamais au poste de conseillère générale.

La situation au conseil général de Martinique montre bien la nécessité d’une obligation légale de parité comme outil d’une représentation équilibrée des femmes et des hommes aux fonctions électives.

C’est la loi qui a permis la parité à l’assemblée régionale et aux conseils municipaux d’avoir la parité.

Ce sont les limites de la loi qui font que les femmes qui sont en 2e position sur les listes municipales ont vite été renvoyées à une place qui leur convient mieux lors de la constitution des bureaux municipaux, la 3e voir la 4e ou 5e vice-présidence. (Seulement 4 femmes premières adjointes sur 34 communes …).

Cette parité est un des instruments qui nous permettra d’aller vers l’égalité entre les femmes et les hommes, vers la prise en compte des besoins et des attentes des femmes et des hommes dans les politiques locales.

Voilà pourquoi nous devons continuer notre travail de groupe de pression, pour que ce droit fondamental de la démocratie soit respecté.

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