17 Octobre: Journée internationale de lutte contre la pauvreté

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L’EXCLUSION ÇA SUFFIT !ENSEMBLE POUR LES  DROITS DES FEMMES 
Le 17 octobre, depuis 1992,  marque la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.
Le 17 octobre 2009, l’UFM rejoint les voix des féministes de France  pour contribuer  ce même jour à une grande mobilisation et manifestation pour les droits des femmes.

 Les femmes sont  plus touchées par l’exclusion parce qu’elles subissent pour trop d’entre elles des emplois précaires, du temps partiel, des bas salaires, du chômage de longue durée, et perçoivent de très faibles retraites.
 Le monde du travail est emblématique de la discrimination dont les femmes sont victimes.
Les femmes sont touchées par l’exclusion quand elles ne peuvent accéder facilement aux logements sociaux, quand elles sont confrontées aux conséquences d’un divorce, et qu’elles sont en grand nombre  des femmes seules qui doivent tout gérer avec un ou plusieurs enfants.

Ø  En France, en 2009, les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 21% à ceux des hommes, elles représentent 80 % des travailleurs pauvres, assurent l’essentiel du travail ménager et de l’éducation des enfants. 85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Toutes les 10 minutes une femme est violée.

 Ø  En Martinique, il y a 20% de pauvres (environ 80000 personnes) dont le revenu moyen est de 616 € mensuel. En 2008, 30000 personnes ont fait appel à la banque alimentaire. Ces nombreuses personnes sont pour beaucoup des femmes qui vivent dans cette précarité, seule ou le plus souvent avec des enfants. Dans la vie privée, le temps domestique et le temps parental sont inégalement répartis entre hommes et femmes, ce qui entretient les inégalités professionnelles.

En 2008, nous avons pleuré 4 femmes et une enfant, mortes sous les coups de leur compagnon, conjoint ou père.

 L’UFM complète cette liste de discriminations en dénonçant le peu de place accordée aux femmes  ou aux violences qu’elles subissent dans la représentation politique.

  Malgré nos nombreux appels, aucune collectivité ne fait de la question des droits des femmes, de la lutte contre la précarité, contre les violences envers les femmes, un axe de sa Politique.
 Aucune collectivité, aucune agglomération de communes, aucun texte de développement pour la Martinique n’intègre dans ses lignes la situation économique et sociale particulière des femmes et l’urgente nécessité des politiques pour arriver à une égalité réelle.
Aucune femme n’est épargnée, jeunes, retraitées, actives, chômeuses,  migrantes…, face, à la crise qui s’amplifie.
Ce sont celles qui sont les plus fragiles qui sont encore plus fragilisées

L’UFM se mobilise pour exiger le respect des droits des femmes, car l’aspect économique n’est pas le seul où les femmes sont en souffrance.
 Liberté, autonomie, dignité, égalité, solidarité…Les revendications sont nombreuses. Les lois existent mais la volonté pour les faire appliquer fait souvent défaut !

  •  LIBERTE de ses choix de vie, de la liberté de penser et de dire NON ! L’UFM souhaite, depuis de nombreuses années, que la lutte pour éliminer toutes formes de violences, préjugés sexistes et favoriser la liberté, soit au cœur des projets politiques et éducatifs.
  • AUTONOMIE financière, au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents, du retrait de la loi sur le travail du dimanche, de l’arrêt des déréglementations du temps de travail et du  maintien des 35 heures.
  • DIGNITÉ avec le vote et l’application de la loi cadre contre les violences faites aux femmes, loi déposée au Parlement par le Collectif National Droits des Femmes. Il est inconcevable que des femmes se fassent violer et /ou soient obligées de se prostituer.
  • ÉGALITÉ dans la vie politique, économique et sociale.
  • SOLIDARITÉ dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et égalité pour les femmes migrantes, femmes souvent victimes de double violence.
  • AUGMENTATION des salaires, du pouvoir d’achat et réduction des inégalités,
  • DEVELOPPEMENT d’une  véritable politique du logement en adéquation avec la vie économique et sociale des territoires en construisant massivement des logements sociaux économiquement accessibles, et d’un service public de qualité avec un égal accès pour toutes.

               PLUS QUE JAMAIS RESPÉ ÉPI LIBÈTÉ
                      Sé sa nou ka mandé!

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