27 Février 2008 Conférence de Presse

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27 Février 2008 Conférence de Presse
 

    L’UFM souhaite dénoncer, à partir de cas précis, la pratique de  certains hommes qui est d’aller chercher des femmes étrangères dans des pays pauvres afin d’en faire des femmes « à domicile ». Cette pratique est de plus en plus courante dans notre pays et exprime la volonté d’exploiter la misère humaine en se servant de ces femmes jeunes pour la plupart, sans expérience pour qui la dépendance à leurs futurs maris sera une condition au mariage et à leur séjour sur le sol français.

Ces femmes doivent rester soumises, dociles, corvéables à merci donc sans limites. Leur révolte et rébellion servent d’outil à leurs maris pour les dénoncer auprès de la police et la préfecture en annulant le mariage et la demande de titre de séjour qu’ils ont su si brillamment négocier.

Cette délation contraint ces femmes isolées à quitter la Martinique par avis d’expulsion des autorités françaises, si peu clairvoyantes et aidantes dans ces situations. Ainsi redevenus « libres », ces hommes repartent à la chasse de la perle rare. Nous sommes consternées et dénonçons fortement ce manège.

Malheureusement ce cas n’est pas le seul mais nombreuses sont les victimes qui ne peuvent témoigner ou exprimer leur souffrance compte tenu de leur peur des représailles. Ce chantage aux titres de séjour les rend davantage vulnérables.

Ces femmes sont doublement victimes : de leur mari et des lois françaises. Elles restent alors dans le foyer de violence craignant  l’homme, la police, le voisin….la société en général.

Nous ne pouvons pas en tant que femmes, militantes du respect des droits, accepter ces pratiques qui placent encore une fois la femme à un rang d’esclave.

Nous sommes aussi engagées avec l’ASSOKA, association de défense des droits des étrangers pour lutter contre ces hommes qui se servent des lois pour maintenir leur violence au sein du couple.
Nous resterons toujours aux cotes des opprimées, et nous continuerons à mener ce combat avec d’autres organisations pour que les lois restent justes et équitables pour toutes.

    Femmes martiniquaises ou femmes étrangères en Martinique, la justice doit être la même afin de dénoncer les violences subies et interdire toute forme de commerce et de profit de la misère humaine, dont bien souvent comme vous le constatez, les femmes en sont les premières victimes.

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