Johnson SIRLEAF, GBOWEE et KARMAN : trois Prix Nobel de la paix

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Johnson SIRLEAF, GBOWEE et KARMAN : trois Prix Nobel de la paix

Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir été élue présidente d’un Etat africain.REUTERS/LUCAS JACKSON
Le prix Nobel de la paix 2011 a été conjointement attribué, vendredi 7 octobre, à trois femmes : Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, Leymah Gbowee, elle aussi libérienne, et à la Yéménite Tawakkul Karman pour leur lutte non violente pour la sécurité et les droits des femmes.
Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir été élue présidente d’un Etat africain. Celle qui briguera un second mandat lors de la présidentielle du 11 octobre au Liberia, est entrée dans l’histoire en devenant en 2005 la première femme élue chef de l’Etat sur le continent africain, à la tête d’un pays de quatre millions d’habitants traumatisé par des guerres civiles qui, de 1989 à 2003, ont fait quelque 250 000 morts, détruit ses infrastructures et son économie.
Ministre des finances des présidents William Tubman et William Tolbert dans les années 1960 et 1980, son objectif est d’effacer la dette, d’attirer les investisseurs pour la reconstruction et de lutter contre la corruption.  Ce combat, d’où elle tire son surnom de « Dame de fer », lui a valu d’être envoyée deux fois en prison dans les années 1980 sous le régime de Samuel Doe.
Sa compatriote Leymah Gbowee est récompensée pour son travail de mobilisation et d’organisation des femmes de toutes ethnies et de toutes religions pour mettre fin à la guerre civile et garantir la participation des femmes aux élections.

Leymah Gbowee, en mai 2009.REUTERS/ADAM HUNGER
Leymah Gbowee est une militante pacifiste qui a contribué à mettre fin aux guerres civiles ayant ravagé son pays jusqu’en 2003. Depuis qu’elle s’est illustrée dans des mouvements de non-violence, cette quadragénaire, issue de l’ethnie Kpellé, a trouvé un autre surnom sur la scène internationale :« La guerrière de la paix ».
Contre les démons de la guerre, Leymah Roberta Gbowee a recours à la prière. Elle exhorte les femmes à faire comme elle, à prier pour la paix – ce qu’elles font sans distinction de religion, souvent vêtues de blanc. Le mouvement prend de l’ampleur pendant la conflit, jusqu’à la grève du sexe, obligeant le régime de Charles Taylor à les associer aux pourparlers de paix.
Leymah Gbowee « est plus que courageuse. Elle a bravé la ‘tempête’ Charles Taylor, l’a obligé à aller à la paix alors que la plupart d’entre nous, hommes, fuyions pour sauver notre vie », a estimé Nathan Jacobs, fonctionnaire de 45 ans. Réagissant à sa récompense, la Libérienne a déclaré « c’est un Nobel pour les femmes africaines, c’est comme ça que je le décrirais. C’est pour les femmes en général, mais particulièrement pour les femmes en Afrique ».

Tawakkul Karman la lauréate yéménite du prix Nobel de la paix.REUTERS/AHMED JADALLAH

Avec la Yéménite Tawakkul Karman, le comité Nobel distingue une femme qui a œuvré pour la paix, la démocratie et les droits des femmes avant et pendant le « printemps arabe ». Le comité Nobel espère que le prix décerné à ces trois femmes « contribuera à mettre fin à la répression dont les femmes sont toujours victimes dans de nombreux pays et à exprimer le grand potentiel que les femmes peuvent représenter pour la paix et la démocratie ». La lauréate a dédié ce prix à « tous les activistes du printemps arabe », indiquant qu’il s’agissait « d’un honneur pour tous les Arabes, les musulmans et les femmes ».

 

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