Rosa LUXEMBURG (1871-1919)

Publié le Mis à jour le

Rosa Luxemburg est une militante et théoricienne marxiste, socialiste, communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 Mars 1871 et morte assassinée le 15 Janvier 1919 pendant la révolution allemande lors de la répression de la révolte spartakiste de Berlin.
Figure de l’aile gauche de l’internationale socialiste, fidèle à l’internationalisme, elle s’est opposée à la 1ere guerre mondiale.
De son nom est dérivé le terme de « luxembourgisme ».

Rosa Luxembourg naît en 1871 à Zamosc dans la Pologne russe. Sa Pologne natale n’existe pas en tant qu’état puisque, partagée entre la Russie, l’Allemagne et l’empire austro-hongrois. Cette juive polonaise, très douée et très active dès son enfance – malgré une maladie qui la laissera boiteuse toute sa vie – parle l’anglais, l’allemand, le polonais, le russe et le yiddish.

Elle entre au lycée de Varsovie malgré le numerus clausus antijuif, instauré par les autorités russes, et part à dix-neuf ans pour Zurich, puis Paris, où elle rencontre les intellectuels russes et allemands révolutionnaires, dont Léo Joguiches qui est le compagnon de toute sa vie. Elle devient ainsi une des plus célèbres femmes révolutionnaires. Prenant part aux multiples discussions théoriques de l’époque entre révolutionnaires, elle écrit une série d’articles sur la Question Nationale (1908) et la Crise de la social-démocratie (1916). Elle fait un mariage blanc pour acquérir la nationalité allemande. Elle s’engage dans les polémiques entre réformistes et révolutionnaires, aux côtés de ces derniers. Lors de la révolution russe de 1905, elle retourne clandestinement à Varsovie, sous domination russe, pour y organisée la propagande révolutionnaire. Elle y est arrêtée. Ses lettres de prison révèlent, à côté d’une intelligence puissante, une grande sensibilité. Après sa libération, elle se rend en Finlande où elle rédige “Grèves de masse, parti et syndicat”: elle y développe la théorie de la prédominance des masses sur les organisations ouvrières, qui est à la base de ce qu’on appelle plus tard le luxemburgisme. Elle enseigne à l’école du SPD ( Parti Social-démocrate), et ses cours sont publiés sous le titre de “l’Accumulation du capital” (1913). Antimilitariste convaincue, elle s’élève contre l’intervention des puissances coloniales au Maroc en 1911 – de l’Allemagne en particulier – et contre les préparatifs de la guerre de 14-18. Condamnée à un an de prison en 1915 pour incitation à la désobéissance, elle rédige en prison “La crise de la Démocratie” sous le pseudonyme de Junius, et se rapproche de Karl Liebkneck, de la revue Spartakus et du groupe du même nom. Le 1er janvier 1919, elle participe à la création du parti communiste allemand, dont elle rédige le programme, et dirige la révolte des Spartakistes.

Elle est assassinée avec Liebknect le 15 ianvier 1919 à Berlin par les corps francs, et son cadavre est jeté dans un canal. Révolutionnaire, théoricienne, elle défend des positions à la fois.

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